Pollution, déchets, recyclage.. de nouveaux enjeux pour le domaine de la construction

Nous le savons tous, le domaine de la construction et tous les secteurs liés à l’industrie du bâtiment représentent environ 38% des émissions totales de CO2 dans le monde. Il s’agit des émissions dans l’air mais aussi des déchets qui resteront des années dans la terre, les eaux..

Environ 300 000 entreprises élaborent et construisent toutes sortes de bâtiments, logements sur le territoire français.
Les enjeux de ce secteur tout comme pour les principales industries reposent désormais vers la réduction de l’ impact environnemental, tant au niveau du mode constructif que des matériaux utilisés.

La construction modulaire permet d’ores et déjà une réduction significative de la pollution des sols, mais aussi de la pollution visuelle, sonore, et atmosphérique. Tout cela grâce à la fabrication en usine et à une pose « hors-sol ». Un montage en intérieur évite aussi la circulation des véhicules de chantier, et facilite le tri sélectif en interne, au sein des locaux.
Un nouveau défi attend les professionnels de la construction, qu’elle soit traditionnelle ou modulaire, et ce dernier réside dans le choix des matériaux de base.

Depuis plusieurs années, les différents ministères de l’écologie poussent le développement des matériaux biosourcés, c’est à dire « un matériau issu du vivant, d’origine animale ou végétale : le bois, la paille, le chanvre, la ouate de cellulose, le textile recyclé, le liège et la laine de mouton. « 


Etant donné que ce sont des matériaux naturels, l’utilisation de ces derniers est encouragée dans une démarche de construction durable. Les émissions de CO2 qui s’en dégage sont moindres contrairement à des matériaux industriels, et sont des ressources qui se trouvent dans la nature, sur le territoire.
Facilement trouvables dans le milieu naturel, ils engendrent moins de pollution tout au long du processus de construction : moins de trajets, transports simplifiés, peu de transformations, agencement facilité…

Les matériaux biosourcés comme la paille ou la laine de mouton sont utilisés dans depuis des centaines d’années, et leur efficacité en terme d’isolation n’est plus à prouver.
Des traitements indispensables aux normes incendies notamment sont cependant appliqués sur les matériaux, afin de rentrer dans les critères des assurances décennales.

Pour une construction plus verte et moins polluante, les ressources naturelles peuvent très bien se substituer aux matériaux transformés, et industriels.
N’hésitons pas !